De 1991 à 2000

1991 Conférence de Madrid

sans-titre-1-1.jpgLes Etats-Unis et l’URSS réussissent l’exploit de réunir autour d’une même table la plupart des pays arabes, Israël et des représentants palestiniens. Des échanges multilatéraux commencent le 30 octobre 1991 à Madrid, dans deux forums séparés. Ils mobilisent Israël et des représentants palestiniens d’un côté et Israël et ses voisins arabes de l’autre. C’est la naissance d’un long processus de négociation.

1993 Accords d'Oslo

arafat-rabin1993-1.jpg

En marge des réunions officielles, débutent en janvier les négociations secrètes d’Oslo entre Israéliens et Palestiniens. Une "Déclaration de principe sur les arrangements intérimaires d’autonomie " est adoptée. Elle conduit en septembre 1993 à la reconnaissance mutuelle d’Israël et de l’OLP. Après une poignée de main historique entre Itzhak Rabin et Yasser Arafat, Israël et l’OLP signent le 13 septembre 1993 à Washington la déclaration de principe d’Oslo. Elle prévoit une période d’autonomie de cinq ans en Cisjordanie et à Gaza et l’administration de territoires par une autorité palestinienne.

1994 Accords de Gaza-Jéricho

accords-de-jericho-gaza.jpg

Malgré de nouveaux attentats et notamment le massacre du caveau des patriarches commis à Hébron par un colon israélien, le processus de paix avance. Arafat et Rabin signent l’Accord de Paris sur les questions économiques puis en mai l’accord d’autonomie Gaza-Jéricho du Caire. Après l’arrivée triomphale de Yasser Arafat à Gaza et l’installation de l’Autorité palestinienne à Gaza et Jéricho, Yasser Arafat, Shimon Peres et Itzhak Rabin reçoivent le prix Nobel de la paix. Le processus de réconciliation s’étend aux pays arabes et le 26 octobre 1994, la Jordanie et Israël signent un traité de paix.

1995 Accords d'Oslo 2

oslo-2-5.jpgCependant, l’avancée du processus de paix reste hésitante. En effet, les premiers délais instaurés par la déclaration d’Oslo ne sont pas tenus - Hébron n’est pas évacuée, le retrait par l’armée israélienne de Gaza et Jéricho intervient cinq mois après la date prévue - et les attentats perpétrés par le Hamas se multiplient. Toutefois, les accords d’Oslo 2 sur l’extension de l’autonomie de la Palestine sont signés à Washington, en présence des présidents Clinton et Moubarak (Egypte) ainsi que du roi Hussein de Jordanie. Dans un climat de méfiance, le Premier ministre Itzhak Rabinest assassiné le 4 novembre par un étudiant israélien d’extrême droite. Il est remplacé par Shimon Peres.

accord-oslo-2.jpg

L'accord intérimaire israélo-palestinien pour la Cisjordanie et la Bande de Gaza, dit Oslo 2, a été signé le 28 septembre 1995 et vise à élargir l'autonomie palestinienne sur la Cisjordanie, au delà de la zone de Jéricho définie dans l'accord Gaza-Jéricho, qu'il remplace. Il représente la dernière étape de la première phase intérimaire prévue par la Déclaration des principes des accords d'Oslo. Cette étape intérimaire devait durer 5 ans et conduire à un accord pour une solution permanente du conflit israélo-palestinien.

 

Source : La répartition du contrôle des territoires selon les Accords d'Oslo II (Le Monde diplomatique).

 

 

 

 

 

 

1996 Yasser Arafat président de l'Autorité palestinienne

yasser-arafat.jpg

 

Les désillusions succèdent aux avancées. Les attentats du Hamas font plus de 100 morts israéliens alors que Shimon Peres autorise l’opération militaire "Raisins de la colère" contre le Liban, provoquant la mort de 98 civils dans le camp de Cana. Réuni pour la première fois en Palestine, à Gaza, le Conseil national palestinien, (CNP) présidé par Yasser Arafat élimine de sa charte tous les éléments remettant en cause l’existence de l’Etat d’Israël. La droite israélienne réclame une ratification supplémentaire par les instances palestiniennes.

1999 Une avancée : l'accord de Charm el-Cheikh

carte-1999-6.jpg

L’OLP accepte en mai de reporter la proclamation de l’Etat palestinien indépendant, pourtant prévu dans les accords d’Oslo.Yasser Arafat  et Ehoud Barak, nouvellement élu à la tête d’un gouvernement travailliste  signent en septembre l’accord de Charm el-Cheikh. Il redéfinit le calendrier d’application des accords de Wye River (1998) pour le retrait supplémentaire de l’armée israélienne, l’ouverture d’une zone de passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie et de nouvelles libérations de prisonniers. Les questions primordiales restées en suspens doivent être conclues au plus tard le 13 septembre 2000.

2000 Echec de Camp David et début de la 2ème Intifada

Après 5 mémorandums rédigés entre 1994 et 1999 débouchant sur la création d’un Etat palestinien et trois statuts pour les zones palestiniennes, la confiance mutuelle semble érodée. C’est dans ce contexte qu’échoue en juillet le sommet de Camp David. Insuffisamment préparé, il se termine sur une proclamation d’intentions. Les sujets cruciaux (statut final de Jérusalem, tracé des frontières, sort des réfugiés palestiniens, problème de l’eau) ne trouvent aucune solution. Ariel Sharon  alors chef du Likoud , se rend sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Cette visite déclenche de violents affrontements qui gagnent rapidement la Cisjordanie et la bande de Gaza. C’est le début de la seconde Intifada. Les nouveaux accords de Charm el-Cheikh n’apportent aucune avancée significative.

 

4444444444.jpg

hamas1.jpg

 

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site