De 2002 à 2006

2002 Plus de violence de qu'espoir

 La deuxième Intifada est une longue période de violences, entre attentats et répression. Les Israéliens répriment les émeutes en attaquant les Palestiniens avec des moyens lourds (aviation, blindés) qui occasionnent de nombreuses victimes. Des attentats à la voiture piégée et des attentats suicides répétés, revendiqués par le Hamas et d’autres organisations armées frappent durement la population civile israélienne. Puis, en mars 2002, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Georges W. Bush approuve cette résolution. Toutefois, les attentats s'intensifient et l’armée israélienne mène les plus grandes opérations militaires en Cisjordanie depuis la guerre de 1967.

Enfin, en juin 2002, le gouvernement d’Ariel Sharon lance la construction d’une « barrière de séparation » entre la Cisjordanie et Israël, qui a officiellement pour but d’empêcher l’entrée de terroristes sur le sol d’Israël.

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2003 L'initiative de Genève

En 2003, l'intifada continue. En février, l’Autorité palestinienne approuve la « feuille de route » et Israël la ratifie au mois de mai. Mais au cours de l’été, les attentats n’ont pas cessé. La feuille de route n'est pas appliquée et les Israéliens exigent le départ de Yasser Arafat. La « Feuille de route » a été adoptée par le Quartette diplomatique réuni le 30 avril 2003 comme une proposition pour mettre un terme au conflit israélo-palestinien. Le Quartette (ou Quatuor) était composé de l’Organisation des Nations unies, de l’Union européenne, des États-Unis d’Amérique et de la Fédération de Russie. En novembre, alors que les négociations diplomatiques officielles entre Israël et l’Autorité palestinienne sont au point mort, une initiative de paix non officielle est menée à Genève par une partie des négociateurs de Taba en 2001.

Ils aboutissent à un accord exemplaire, qui pourrait, s'il était mis en pratique, permettre enfin la fin du conflit et une paix durable. Tous les sujets y sont abordés : le partage des territoires, le statut de Jérusalem, les réfugiés palestiniens. Cet accord est la preuve qu'une solution peut être trouvée, mais il est refusé par les autorités officielles israéliennes et palestiniennes.

Propositions de Genève pour la vieille ville de Jerusalem (2003)

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2004 Plan de désengagement - Mort d'Arafat

carte-gaza.pngGaza à l’aube du désengagement. 

Après 3 années d'Intifada, Ariel Sharon décide de séparer Israéliens et les Palestiniens. Pour cela, il annonce un plan de démantèlement des colonies israéliennes établies dans la bande de Gaza et de 4 colonies de Cisjordanie. Ce plan devrait permettre d'améliorer la sécurité d'Israël et mettre fin au conflit israélo-palestinien, en respectant les lois internationales et sans négociations politiques.

Le Likoud, parti d'Ariel Sharon, organise un référendum interne le 2 mai 2004 et rejette le plan de désengagement à 65 % des votants. A la suite de ce vote, Ariel Sharon effectue quelques modifications du plan et le 6 juin 2004, le gouvernement israélien l'approuve. Le 11 novembre 2004 Yasser Arafat meurt de maladie. Sa mort ne change rien à l'Intifada palestinienne ni au plan de désengagement israélien.

israelsharon.jpgTraduction : ---- Les zones de peuplement israéliennes

-----   Les zones sous contrôle palestinien intégral

2005 Le désengagement de la bande de Gaza

Les premiers mois de l'année sont consacrés à l'élaboration détaillée du plan de désengagement unilatéral de Gaza et à mettre en place des solutions de relogement des colons israéliens qui seront évacués. Le pays est profondément partagé entre une moitié des Israéliens qui soutient le plan, espérant qu'il amènera la paix et l'autre moitié, notamment les religieux, qui s'y opposent ne pouvant se résoudre à abandonner des terres qu'ils perçoivent comme sacrées et ne croyant pas que ce "sacrifice" amènera la paix.

Malgré cette forte opposition, Ariel Sharon applique le plan et en août 2005, les colons qui n'ont pas quitté Gaza de leur plein gré sont expulsés de force par l'armée israélienne et le 12 septembre 2005, le désengagement total de Gaza est terminé.

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Puis, le 25 novembre 2005, la frontière entre la bande de Gaza et l'Égypte s'ouvre et les Palestiniens peuvent y circuler librement à travers le point de passage de Rafah.

335342-reouverture-point-passage-rafah-seul.jpgLa réouverture du point de passage de Rafah, le seul de l'enclave palestinienne qui ne soit pas contrôlé par Israël, vise à alléger le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis cinq ans, selon les autorités égyptiennes.

2006 Le chaos à Gaza - Guerre du Liban

Depuis 2006, le Moyen Orient est plongé dans une situation particulièrement inquiétante. La guerre du Liban a eu des effets désastreux en Israël et au Liban.

Si pendant la période de guerre la plupart des Israélien ont soutenu leur gouvernement et leur armée, la situation a changé après la fin de la guerre. Le chef d'état major, Dan Haloutz, a été obligé de démissionner en janvier 2007.

La tension avec les Palestiniens continue d'être encore vive. Le 25 juin, le caporal Gilad Shalit est enlevé par 3 groupes terroristes palestiniens lors d'une attaque conjointe contre un poste militaire de Tsahal en territoire israélien. En riposte, le cabinet israélien déclenche l'opération Pluie d'été.

L'aviation israélienne riposte en bombardant routes, ponts et l'aéroport de Beyrouth. Le bilan de la journée est de 40 morts civils. La réponse d'Israël est jugée "disproportionnée" par l'ONU mais soutenue par les États-Unis qui estiment comme la Grande Bretagne qu'Israël a le "droit à l'autodéfense".

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