DE 1970 à 1990

Affrontements entre la Jordanie et l'OLP

 1970 :Affrontements entre la Jordanie et l'OLP

Le royaume jordanien voit d'un mauvais œil le pouvoir grandissant de l'OLP sur son territoire. Les actions de l'armée jordanienne font des milliers de morts palestiniens, notamment dans le camp de réfugiés de Djebel-Wahadate. Les ripostes terroristes se multiplient au cours d'un septembre noir. Un cessez-le-feu est conclu au Caire par Nasser. L'OLP, écrasée, trouve refuge à Beyrouth alors que des milliers de Palestiniens prennent le chemin du Liban sud.

Lors de ‎la guerre des Six Jours,  Israël a annexé la partie de Jérusalem et a  occupé  la Rive Occidentale du Jourdain et la Bande de ‎Gaza (environ 5700 km²). Les colonies, construites dans les territoires occupés, comptent une ‎population d’environ 220.000 personnes, principalement dans la Rive Ouest. ‎ Les Palestiniens exigent le retrait d’Israël de tous les territoires conquis en 1967 et l’évacuation des ‎colonies.Lors des négociations de Camp David et de Taba ‎sur un statut final, Israël a offert de rendre 97% des territoires de Cisjordanie et tout Gaza ainsi que les quartiers arabes de Jérusalem. Les Palestiniens ont rejeté cette offre.

 

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"Nasser ferme le détroit de Tiran…"

"…et déclare au Sinai à ses officiers : aucun bateau israélien ne passera; nous empêcherons tout passage de matière stratégiques pour Israël, même si le bateau n'est pas israélien.
Si Les dirigeants israéliens et le Général Rabin veulent la guerre, qu'ils la fassent. "

 

1976 : Guerre du Kipour:

Les troupes égyptiennes et syriennes attaquent Israël le 6 octobre, lors de la fête du Yom Kippour ou "jour du pardon". Leur objectif : reconquérir les territoires occupés. Le cessez-le-feu du 24 octobre consacre la victoire de l'armée israélienne, d'abord ébranlée par une guerre qu'elle n'a pas vu venir. La résolution 338 réaffirme la nécessité d'une "paix juste et durable au Moyen-Orient". L'OLP est reconnue comme seule représentante du peuple palestinien lors du sommet arabe d'Alger qui se tient du 26 au 28 novembre.

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1977 : Arrivée de la droite israélienne au pouvoir

La gauche israélienne sort affaiblie de sa mauvaise gestion de la guerre du Kippour. La droite arrive pour la première fois au pouvoir. Son leader, Menahem Begin est Premier ministre. Le 19 novembre à la Knesset (parlement israélien), le président égyptien Anouar Al-Sadate, exhorte Israël à échanger les territoires contre la paix. Cette avancée historique préfigure les accords de Camp David.                                                                                                                                                    Cependant, l'arrivée de la droite israélienne au pouvoir accélère le processus de colonisation des territoires occupés. Les habitants sont dépossédés d'une grande partie de leurs terres. L'accroissement de la pression conduit au soulèvement palestinien de décembre 1987, l'Intifada, qui contribue à transformer l'image d'Israël sur la scène internationale. L'Intifada est le premier soulèvement populaire parti des Territoires palestiniens qui a pour objectif de mettre fin à la situation d'occupation militaire. 

1978 : Accords de Camp Davidsans-titre-13.jpg

(De gauche à droite : Sadate, Carter, Begin)

Après des années de guerre, l'Egypte change de stratégie et se rapproche d'Israël. Le 17 septembre 1978, le président des Etats-Unis, Jimmy Carter, signe avec Anouar El Sadate et Menahem Begin  deux accords-cadres. Le premier autorise la récupération par l'Egypte du Sinaï, effective en 1982, l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays et la reconnaissance d'un droit légitime des Palestiniens. Un deuxième accord prévoit un régime d'autonomie substantielle en Cisjordanie et à Gaza : il n'a jamais été appliqué.

1982 : massacres de Sabra et Chatila sans-titre-14.jpg

Israël envahit le Liban le 6 juin. Menahem Begin et Ariel Sharon  lancent « Tsahal »  à l’attaque de l’OLP. L’armée assiège Beyrouth puis entre dans Beyrouth-Ouest, obligeant l’OLP à se réfugier à Tunis en août. Les milices libanaises chrétiennes entrent en force dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila et y massacrent des centaines de civils. Témoin des événements, l’armée israélienne n’intervient pas, provoquant ainsi la colère de 300 000 citoyens israéliens qui manifestent leur indignation à Tel-Aviv.

1983 : accords de paix libano-israélien

Le 17 mai sont signés les accords de paix entre le Liban, en guerre civile, et Israël. Le seizième Conseil national palestinien adopte le plan de Fès qui appelle à la création d’un Etat palestinien indépendant. Il reconnaît l’OLP réunifiée comme seul représentant légitime du peuple palestinien et le droit à la paix de « tous les Etats de la région ».

1985 : retrait d'Israël du Liban585b-41a95.jpg

« Tsahal » se retire définitivement du Liban en juin, mais conserve le contrôle de la bande frontalière sud. En effet, les groupes armés présents au Liban sud, le Hezbollah notamment, attaquent le nord d’Israël.L’armée israélienne maintient une pression sur l’OLP. Le 1er octobre 1985, elle procède au bombardement aérien du quartier général de Tunis qui se solde par 70 morts.

1987 : début de l'Intifada

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L’affaiblissement des organisations palestiniennes historiques entraîne l’apparition d’une autre forme de lutte. En décembre débute l’Intifada ou "guerre des pierres", une résistance populaire conduite par les Palestiniens de l’intérieur. Elle naît à Gaza puis s’étend à toute la Cisjordanie.

1988 Ouverture du dialogue entre Washington et l'OLP

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Lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP), l’OLP reconnaît les résolutions 181, 242, 338 et proclame l’Etat palestinien. Ce conseil intervient après l’assassinat d’Abou Jihad, numéro deux de l’organisation. Yasser Arafat  dans son discours du 13 décembre 1988 prononcé devant l’Assemblée générale des Nations unies, reprend les déclarations du CNP et réaffirme sa condamnation du terrorisme sous toutes ses formes. Cette position de conciliation pousse Washington à accepter l’ouverture d’un "dialogue substantiel" avec l’organisation palestinienne.

1990 Première guerre du Golfe

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Après l’invasion de l’émirat du Koweit par les forces irakiennes le 2 août 1990, la résolution 660 du Conseil de sécurité de l’ONU exige « le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces irakiennes ». Fer de lance de la coalition, les Etats-Unis enrôlent la plupart des grands pays arabes, l’Egypte et la Syrie notamment, auxquels George Bush a promis une implication dans la résolution du conflit israélo-palestinien. Les alliés écrasent l’armée irakienne de Saddam Hussein que seule l’OLP a soutenu. L’Irak lance des missiles sur Israël pour l’impliquer et ainsi généraliser le conflit. Israël ne riposte pas.

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