De 1947 à 1970

Après la mort de six millions de Juifs dans l’Holocauste nazi, une pression grandissante poussa ‎l’Angleterre à autoriser de nouveau l’immigration juive en Palestine.

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En 1947,  L’ONU divisa le pays en ‎deux états : un état arabe et un état juif. D'après ce plan, l'Etat juif occupe 55% du territoire avec 558 000 juifs et 405 000 Arabes ; l'Etat arabe regroupe 804 000 Arabes et 10 000 juifs. La zone internationale qui comprend les lieux saints, Jérusalem et Bethléem, représente une population presque équilibrée de 200 000 habitants. Les premiers affrontements entre Israéliens et Palestiniens commencent dès le mois de décembre.                             

 Les Arabes refusèrent la partition et la guerre éclata. La victoire décisive des Juifs leur permit ‎d’agrandir leur état. Elle créa plusieurs centaines de milliers de réfugiés palestiniens. Les états ‎arabes refusèrent de reconnaître Israël ou de faire la paix avec lui. Les guerres se succédèrent en ‎‎1956, 1967, 1973 et 1982 ainsi que les représailles. ‎
Chaque camp croit en une autre version de la même histoire. Chaque camp considère que le conflit ‎est entièrement la faute de l’autre et en attend des excuses.

En 1948, David Ben Gourion, proclame la naissance de l'Etat d'Israël le 14 mai. L'annonce provoque l'entrée en guerre immédiate des Etats arabes (armées de Jordanie, d'Egypte et de Syrie, contingents libanais et irakiens) qui envahissent la Palestine. Après quelques revers, l'armée israélienne, mieux équipée et organisée, prend vite le dessus sur les armées des Etats arabes divisés. Son avancée provoque l'exode et l'exclusion de quelques 800 000 réfugiés palestiniens.

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C’est alors que le premier conflit israélo-arabe dure jusqu'en 1949 et marque, après plusieurs trêves avortées, la victoire d'Israël. L'Etat israélien repousse les frontières dessinées par les Nations unies et gagne un tiers de son territoire. L'Etat arabe de Palestine est mort-né. En effet, la plupart de ses habitants deviennent des réfugiés. Israël occupe la partie ouest de Jérusalem, désormais capitale.

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L'Etat d'Israël adopte la loi du retour qui octroie la nationalité israélienne à tout immigrant juif.Sa population double entre 1948 et 1951. L'Etat arabe de Palestine, lui, a disparu, et son peuple est dispersé dans les Etats arabes voisins, le territoire d'Israël et les camps de réfugiés. Le 24 avril 1950, la Cisjordanie est annexée par la Transjordanie et l'Egypte assure son contrôle sur Gaza.

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Dans un monde arabe en ébullition, l’Egyptien Gamal Abdel Nasser nationalise le canal de Suez - alors franco-britannique - le 26 juillet 1956. Cette action symbolique et porteuse d’espoir assoit la popularité d’un président désireux de renforcer l’union des pays arabes. Israël, la France et la Grande-Bretagne ripostent en octobre mais sont contraints au repli par une pression conjointe de l’URSS et des Etats-Unis.

Puis, en 1959, Yasser Arafat, et d'autres réfugiés créent le Fatah, mouvement de libération de la Palestine, qui prône la lutte armée et défend l'action du peuple palestinien. Le Fatah mène sa première opération militaire contre Israël en 1965.

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Le premier sommet des chefs d’Etat arabes se tient au Caire du 13 au 17 janvier. Le premier Congrès national palestinien s’ouvre quelques mois plus tard, le 29 mai à Jérusalem. Il vote la création de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), dont Yasser Arafat , préside le comité exécutif 5 ans plus tard, en février 1969.
L’OLP, récusant le partage de 1947, ne reconnaît pas l’Etat d’Israël.

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Après des semaines de tension et de provocations réciproques, Israël lance le 5 juin une attaque aérienne et détruit les aviations égyptienne et syrienne.
Israël conquiert le Sinaï, la Cisjordanie, Gaza, Jérusalem-Est et le Golan syrien. Dès l’été, la colonisation de ces territoires commence. Elle entraîne l’exil de 200 000 nouveaux réfugiés.

Le 22 novembre, en réponse à cette guerre éclair, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 242. Selon elle, la paix au Proche-Orient passe par : « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés pendant le récent conflit, […] le respect et la reconnaissance de la souveraineté de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque Etat de la région, et leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. »

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